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C'est le temps qui passe,la vie qui défile à une allure folle...
Nous, on se connait depuis le berceau;
c'est normal on est jumeaux.
Les minutes, les heures,
les jours, les mois,
tout comme les années passent sans qu'on les voient défiler.
Nous étions petits et innocents,
on s'aimait déjà plus que fraternellement,
c'était fusionel,
on avait besoin de ce contact,
toujours à se toucher,
se prendre par la main,
se frôler tout simplement.
Puis on grandit, on apprend le monde cruel,hypocrite,conformiste,homophobe...
Dans le quel on vit.
Nos simples baisers si innocents sont devenus des enlaçades,
à dormir dans le même chambre, dans le même lit,
ces lits se sont séparés ne dormant plus dans les bras de l'autre,
ne se tenant plus par la main
Puis la vie continue on grandit encore.
Les enlaçades disparaissent, on prend chacun notre chambre...
le temps avance la vie aussi.
maintenant il à ses histoires de son coté.
Je les regarde,les envie...
Pourquoi ce n'est pas moi dans ses bras?
je pleure en repensant à ce temps...
ce temps ou il n'y avait que nous deux qui existions.
Mais ce temps n'est plus,
ce n'est plus le temps ou l'on joue les grands sans savoir qu'on nous l'interdit.
ça m'a bel et bien tué de grandir tout en te voyant t'éloigner de moi.
aujourd'hui je ne suis plus de cette planète,
mais toi tu es encore là bas près de mon corps lisant cette lettre qui t'ai adressé,
tu pleures et tu jures de me rejoindre bientôt disant que tu peux pas survivre sans moi;
tu pris ma main dans la tienne reprenant de l'autre cette lame que j'ai moi même utilisée pour me donner la mort.
tu me rejoignis et se fut la fin.
La fin de ce temps qui passe sans qu'on en ai l'envie
la fin de cette vie qui nous change, qui nous sépare...
et le nous qui renait à nouveau et cela pour l'éternité.
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